Joseph Fadelle, ancien musulman devenu chrétien, auteur du livre « Le prix à payer », est interviewé par le journal catholique français "L’Homme Nouveau". Ci-dessous, quelques extraits. Il est à noter - et c'est essentiel - la distinction claire faite par Joseph Fadelle, entre d'une part, l'islam et d'autre part,les musulmans.
QU'EST-CE QUE VOUS RISQUEZ AUJOURD'HUI EN FRANCE ?
La mort, que je risquerai toute ma vie à cause de la fatwa prononcée à mon égard. Tout musulman qui suit la règle coranique a le devoir de me tuer puisque j’ai quitté l’islam pour embrasser la religion chrétienne.
REVENONS SUR VOTRE HISTOIRE. COMMENT CONSIDERIEZ-VOUS LES CHRETIENS ALORS QUE VOUS ETIEZ MUSULMAN ?
Avant de rencontrer le Christ, je voyais les chrétiens à travers le Coran, je les considérais comme on me demandait de les considérer. C’est-à-dire comme des impurs qu’il faut combattre et tuer. La pire insulte que l’on peut recevoir dans ces pays-là, c’est « face de chrétien ».
ET DESORMAIS, QUEL EST VOTRE REGARD SUR L'ISLAM ?
Je pense qu’il est vraiment important de distinguer avant toute chose les musulmans et l’islam. Les musulmans sont ma famille, nous sommes égaux en humanité. J’aime profondément les musulmans. Mais l’islam - comme religion ou comme idée - est la plus mauvaise chose que l’humanité ait pu produire. C’est la seule religion qui ordonne de tuer l’autre. C’est donc évident que ce n’est pas bon pour l’humanité, c’est même un danger planétaire. D’abord pour les musulmans eux-mêmes. Ils sont même divisés entre chiites, sunnites, salafistes et poussés à s’entretuer. Je l’ai dit une fois, bien inspiré et je le répète : la seule chose bonne dans l’islam, ce sont les musulmans.
LES CHRETIENS AUSSI SONT DIVISES, ET L'HISTOIRE NOUS APPREND QU'ILS N'ONT PAS ETE LES DERNIERS A TUER ? -
C’est vrai mais il y a une différence majeure entre les deux. Les chrétiens s’entretuent ou se sont entretués, mais la Bible n’appelle jamais à tuer l’autre, alors que la loi coranique et le Coran poussent à tuer. Si vous voulez, il existe des chrétiens « mauvais », ce sont ceux qui ne suivent pas la Bible. Les musulmans « mauvais » ou extrémistes sont justement ceux qui lisent et appliquent le Coran.
CETTE DIFFERENCE ENTRE MUSULMANS MODERES ET EXTREMISTES EST DONC SELON VOUS CADUQUE ?
Oui, c’est sûr. Il n’y a pas de différence, il y a un seul Coran et donc un seul islam. Certains musulmans ignorent ce que dit l’islam et ils sont bons car leur humanité leur dicte de faire des choses bonnes. En France, les autres sont des musulmans qui connaissent le Coran. Ils semblent modérés parce qu’ils sont - pour l’instant - en minorité et ne peuvent donc pas appliquer le Coran. Mais ceux que l’on appelle « bons musulmans » seront poussés à tuer (comme les autres musulmans) lorsqu’ils liront le Coran. Ou alors, ils quitteront l’islam, comme je l’ai fait. Mais dans les pays musulmans - mon histoire le montre - quitter l’islam est tellement difficile que certains continuent à vivre dans l’islam par peur. Il y a - en plus - le danger de la démocratie en France. Les musulmans cherchent une identité qui ne soit pas la France et ils se réfugient donc dans l’islam. Le jour où ils seront majoritaires au Parlement, ils voteront la charia.
VOUS AVEZ DECLARE, LORS D'UNE INTERVIEW A "L'AIDE A L'EGLISE EN DETRESSE"(AED), QUE VOTRE BUT ETAIT DE DETRUIRE L'ISLAM ?
C’est une phrase choquante, en effet, sur laquelle je ne reviens absolument pas, mais qui mérite d’être bien comprise. Je veux détruire l’islam, d’abord pour sauver les musulmans. La distinction entre les deux est encore une fois primordiale. C’est le salut des musulmans qui m’importe. Leur fondement étant le Coran, il faut pousser les musulmans à comprendre le Coran et plus seulement l’apprendre par cœur, car il ne peut pas être parole de Dieu. Voilà un moyen bien concret, mais difficile à mettre en place, je le sais. Tout doit commencer dans la prière. Nous sommes des instruments, ce n’est pas nous qui détruirons l’islam et sauverons les musulmans, mais bien la main de Dieu. Les chrétiens français doivent se réveiller, réveiller leur foi. Ça fait trop longtemps qu’ils dorment. Maintenant il faut parler aux musulmans, c’est notre devoir. La situation est telle qu’on ne peut plus se permettre de dormir. Ce n’est plus seulement une question de charité, c’est désormais notre responsabilité d’enfants de Dieu.
Michel Garroté
mercredi 12 janvier 2011
IL FAUT DETRUIRE L'ISLAM POUR SAUVER LES MUSULMANS - Interview d'un ancien musulman par Michel Garroté
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Justine Mérieau
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1/12/2011 01:31:00 AM
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mercredi 22 septembre 2010
ISLAM : UNE RELIGION VOUEE A L'ECHEC - Interview du politologue Abdel-Samad

Islam : « une religion vouée à l’échec »
Photo du politologue allemand
d'origine égyptienne Abdel-Samad
L'ISLAM EST UNE DROGUE
Lien pour voir la vidéo
Spiegel : Vous prédisez « le déclin du monde islamique » selon le titre de votre dernier ouvrage. Mais l’islam est la religion qui augmente le plus en nombre d’adeptes, et l’Europe, en particulier s’inquiète d’être envahie de musulmans.
Abdel-Samad : Le nombre ne veut rien dire. Il y a 1.4 milliard de musulmans, et alors ? Ce qui compte, c’est que dans tous les pays à majorité musulmane, on constate le déclin de la civilisation et la stagnation de toute forme de vie. L’islam n’offre aucune réponse convaincante aux défis du 21e siècle. C’est un déclin intellectuel, moral et culturel – une religion vouée à l’échec, sans conscience de soi et sans aucune option pour agir. (…)
Abdel-Samad : En fait, l’islam agit comme une drogue, comme l’alcool. Une petite quantité a un effet inspirant, mais quand le croyant se précipite sur sa bouteille de dogme à la moindre occasion, cela devient dangereux. Dangereux pour l’individu et pour la société. Cela empêche l’intégration, parce que l’islam divise le monde entre amis et ennemis, entre croyants et infidèles.
Spiegel : Vous recommandez une forme adoucie d’islam, que resterait-il du coeur de la religion ?
Abdel-Samad : Mon rêve, en effet, serait un islam des Lumières, sans la charia, sans le djihad, sans l’apartheid entre hommes et femmes, sans prosélytisme, et sans mentalité dominatrice. Une religion qui serait ouverte à la critique et au questionnement. En ce qui me concerne, je me suis converti de la foi à la connaissance, il y a déjà quelques années. (…)
Croire en Dieu signifie aussi, se confronter avec Lui. Je ne prie pas régulièrement, je ne jeûne pas pendant le ramadan, en ce sens-là je ne suis pas religieux. Cependant, je me ressens comme musulman. C’est ma communauté culturelle. Pour moi, l’islam est mon chez-moi et ma langue, et la langue arabe, je ne peux pas la séparer de tout cela. Je peux me distancer de l’islam mais aussi demeurer dans le cœur de l’islam. Je ne veux pas céder aux fondamentalistes qui prêchent la violence, même s’ils montent en puissance.
Spiegel : Aujourd’hui, le monde musulman est très critique – ce qui est légitime jusqu’à un certain point – du fait que Washington, avec sa stratégie pro Israël – applique un double standard au Moyen-Orient.
Abdel-Samad : Mais cela ne justifie pas la violence.
Spiegel : Bien sûr que non, mais pourquoi insistez-vous sur le fait qu’il y aurait un lien de causalité entre le terrorisme et l’islam ? Pourquoi ne pas attribuer ceci aux conditions de vie misérables et à l’absence d’opportunités, dont les dictateurs arabes, souvent des alliés de l’Occident, sont responsables ?
Abdel-Samad : Parce que les terroristes eux-mêmes invoquent la religion et parce que la pauvreté est cause de terreur… parce que la violence imbibe cette culture.
Spiegel : C’est vous qui le dites. (…)
Abdel-Samad : Il faut questionner le Coran. Bien que des débats existent maintenant, ils n’aboutissent jamais à une conclusion. Réformateurs et conservateurs continuent à être obsédés par le livre sacré. Parfois, je me demande, mais qui a besoin du Coran, de nos jours ? Notre foi aurait-elle un défaut de naissance ? L’islam a-t-il eu un succès trop rapide et ce serait la raison de son imbrication avec la politique et le militarisme ? Pourquoi l’islam a-t-il atteint un haut niveau de civilisation au Moyen-Âge, et pourquoi tout est allé de travers ensuite ? (…)
Spiegel : Vous avez été violé dans votre petite enfance.
Abdel-Samad : Oui, je devais avoir 4 ans. Paralysé par la peur, je récitais alors le Coran pendant des heures la nuit. De nouveau à 11 ans, j’ai été violé par une horde de jeunes hommes. A cause des traditions, il était impensable d’en parler à mon père ou à qui que ce soit.
Spiegel : Vous tenez l’islam partiellement responsable de ces crimes ?
Abdel-Samad : Oui, comme on le sait maintenant, le refoulement de la sexualité, la promiscuité dans une société vivant en vase clos et la soumission totale à l’autorité, sont des facteurs déclencheurs du passage à l’acte. (…)
Spiegel : Vous êtes-vous intégré facilement après votre arrivée en Allemagne ?
Abdel-Samad : Pas du tout. L’Allemagne me semblait totalement étrangère, comme une machine compliquée sans le mode d’emploi. J’ai épousé une amie, une enseignante gauchiste rebelle qui avait 18 ans de plus que moi. Elle le faisait pour payer moins d’impôts, et moi pour avoir un passeport allemand. (…)
Spiegel : Serait-ce que vous attribuez un trop grand rôle à la religion dans votre vie, que vous en attendez trop finalement ?
Abdel-Samad : C’est aux autres de juger cela. J’ai approché l’islam de façon rationnelle, j’ai lu Kant et Spinoza, j’ai étudié les Lumières. J’ai étudié la Réforme, laquelle n’a jamais eu lieu, à ce jour, dans l’islam. (…)
Spiegel : La critique de l’islam est devenue socialement acceptable parmi les intellectuels allemands : vous sentez-vous à l’aise en compagnie des islamophobes ?
Abdel-Samad : Je n’aime pas cette expression. Une personne qui a des phobies a des illusions. Mais les dangers posés par les islamistes sont bien réels et le refus de s’intégrer en Allemagne est un sérieux problème. Ce n’est pas mon problème si certains critiques exagèrent, si leur rhétorique dépasse les bornes, je ne peux que parler en mon propre nom. (…)
Spiegel : Vous accusez aussi vos coreligionnaires de toujours chercher des boucs émissaires.
Abdel-Samad : En effet, au lieu de chercher leurs propres fautes. Peut-être que le processus que j’ai vécu est le processus dont l’islam a besoin, à savoir que chacun fasse sa propre auto critique et arrête de blâmer le monde entier pour ses petites misères, arrête de se sentir toujours victime. Les musulmans devraient aussi se libérer des contraintes. Le ressentiment et l’accusation constante des autres conduit à la violence, et il y en a déjà bien assez dans ce monde.
Spiegel : M. Abdel-Samad je vous remercie.
Source : ‘Islam Is Like a Drug‘, Spiegel, 17 septembre 2010. Traduction partielle par Suzanne pour Poste de veille
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Justine Mérieau
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9/22/2010 12:51:00 AM
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jeudi 11 mars 2010
REPONSE A UNE MUSULMANE (et à certaines autres du même style)

Un jour, j'ai reçu un message fort désobligeant et insultant, de la part d'une musulmane qui n'avait pas apprécié mon article sur le voile en France, laissé sur l'un de mes blogs. Je lui fis cette réponse :
Je fais suite à votre message...
Dites-moi, vous auriez dû écrire encore plus petit ! Cela dénote sûrement quelque chose...
Votre exposé - que dis-je, votre cours sur l'islam - étant vraiment très long et ennuyeux, ce fut plutôt ardu à déchiffrer...
En tout cas, quel didactisme forcené sur le sujet !
Si je prends la peine de vous répondre, ce n'est certes pas pour reprendre les termes de votre ridicule exposé... Celui d'une musulmane enragée, (comme toutes celles qui voient rouge dès qu'on aborde le sujet du voile) et qui ne possède sans doute pour toute culture que celle de l'islam. Et pour toute lecture, sans doute seulement celle du Coran...
Une musulmane qui se mêle de ce qui ne la regarde pas, puisqu'il s'agit du voile en France et qu'elle vit au Maroc...
Madame, grand bien vous fasse d'y vivre ! Restez-y, au moins là-bas vous êtes à votre place pour porter hidjab, burqa ou tout ce que vous voudrez !
Une musulmane dont la pauvreté des arguments est navrante...
Des arguments, comme : "votre torchon", "vos fautes de syntaxe", etc.
C'est bien là qu'on retrouve toutes les caractéristiques d'une bassesse typique, propre aux musulmans piqués au vif et faisant preuve d'un esprit petit et mesquin... Mais laissons cela, je n'en ai que faire, mes lecteurs apprécient mes livres et dans l'ensemble, je suis assez sûre de mon français, qu'il m'est d'ailleurs arrivé d'enseigner. Lorsqu'on a fait des études de Lettres, avec latin en plus, n'est-ce pas... D'autant que même les plus érudits peuvent parfois se tromper : errare humanum est... Alors, laissez-moi rire !
Vous voulez peut-être m'apprendre mon métier ? Je ne sais pas qui vous êtes, mais votre suffisance est énorme ! Vous semblez avoir une très haute opinion de vous-même... Pourtant, il est fort possible que ce soit vous qui ignoriez la syntaxe...
Une musulmane qui, en plus, ignore également que la France est avant tout laïque et chrétienne... Chrétienne de par ses origines, la laïcité étant survenue bien après. Vous me voyez ravie de vous apprendre pourquoi : du temps des rois de France, les monarques devaient en passer plus ou moins par l'autorité du pape, le pape étant chrétien comme vous le savez sans doute... A cette époque, on peut dire qu'Eglise et Etat ne faisaient pratiquement qu'un... Or, dans les années 1900 et même avant, les gouvernements successifs ne voulaient plus mélanger politique et religion. D'où il en ressortit d'abord de nombreuses propositions de loi, dont celles-ci :
- 20 octobre 1902 : proposition de loi d'Ernest Roche tendant à la séparation des Églises et de l'État
- 26 mai 1903 : proposition de loi tendant à organiser le régime de séparation des Églises et de l'État, présentée par Gustave Hubbard
- 30 mai 1904 : vote par la Chambre des députés de la rupture des relations diplomatiques avec le Vatican.
- 4 septembre 1904 : Emile Combes déclare dans un discours prononcé à Auxerre que le vote de la loi de Séparation est désormais inéluctable.
- 31 janvier 1905 : proposition de loi Sénac sur la séparation des Églises et de l'État et la suppression du budget des cultes
-- 6 décembre 1905 : Sous la présidence de Paul Doumer, le texte est voté conforme par les sénateurs par 181 voix contre 101
- 9 décembre 1905 : La loi de Séparation est promulguée par le Président de la République.
- 11 décembre 1905 : Publiée au Journal officiel, la loi entre en vigueur au 1er janvier 1906.
- 1958 : La Constitution de la Ve République dispose en outre que « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale".
La France est donc bien chrétienne de par ses origines, même si elle est à présent laïque, justement pour permettre à chacun de choisir sa religion... Notons au passage Saint-Louis, qui fut roi de France...
Concernant "La Hide", oui, madame l'inquisitrice, je savais que c'était plutôt l'Aïd el-Kebir ou l'Aïd el-Fitr... Mais c'est une coutume de Mayotte, île musulmane où j'ai vécu huit ans, que de l'écrire de la sorte. Voilà pourquoi !
Personnellement, je me moque en effet des religions, qui ont apporté de tout temps plus de mal que de bien. Voir, par exemple, autrefois les guerres de religions et plus près de nous la guerre du Liban, où les musulmans tuaient les chrétiens... Ou encore, le conflit irlandais : catholiques contre protestants... Et aujourd'hui, tout récemment, dans je ne sais plus quel pays africain, où musulmans et chrétiens s'entre-tuent... Sans parler des fondamentalistes musulmans, qui font sauteur des bombes un peu partout dans le monde au nom d'Allah et du Coran... Et j'en passe !
D'autant que la Bible, le Coran et la Thora ont été écrits par de simples hommes, qui ont bien écrit ce qu'ils voulaient et sans doute ce qui les arrangeait... Notamment Mahomet, un chamelier qui eut des visions dans le désert (des hallucinations ?)...
Quand on étudie la philosophie, il n'est plus possible de croire à tous ces textes qui n'ont rien de sacrés, à toutes ces utopies... Je suis cependant panthéiste...
Au départ, les religions n'ont été créées que pour que les peuples soient soumis, afin que les dirigeants les aient bien en mains...
Et je rejoins Henri de Montherlant, qui disait à ce propos, je cite : "La religion est la maladie honteuse de l'humanité. La politique en est le cancer".
Point n'est besoin d'une religion pour se comporter dignement et savoir distinguer le bien et le mal...
CE QUE DIT LE CORAN SUR LE VOILE ISLAMIQUE
Aujourd'hui, la position des religieux sur le port du voile pour toutes les femmes musulmanes n'est pas figée. Le débat porte sur deux points. D'une part il s'agit de savoir qui précisément cette phrase désigne, et d'autre part s'il s'agit d'un conseil ou d'une obligation.
Coran, Sourate 33 :
Traduction de Jacques Berque :
59. Prophète, Dis à tes épouses, à tes filles, aux femmes des croyants de revêtir leur mantes : sûr moyen d'être reconnues (pour des dames) et d'échapper à toute offense
- Dieu est Tout indulgence, Miséricordieux.
Coran, Sourate 24
Traduction de Jacques Berque :
31. Dis aux croyantes de baisser les yeux et de contenir leur sexe ; de ne pas faire montre de leurs agréments, sauf ce qui en émerge, de rabattre leur fichu sur les échancrures de leurs vêtements. Elles ne laisseront voir leurs agréments qu'à leur mari, à leurs enfants, à leurs pères, beaux-pères, fils, beaux-fils, neveux de frères et de soeurs, aux femmes (de leur communauté), à leurs captives, à leurs dépendants hommes incapables de l'acte, ou garçons encore ignorant de l'intimité des femmes. Qu'elles ne piaffent pas pour révéler ce qu'elles cachent de leurs agréments.
Jacques Berque ajoute cette note : "Leurs agréments" : le mot est à entendre non seulement des parures mais des appas corporels. On a renoncé à traduire une suite de 25 pronoms au féminin pluriel. A qui note dans le Coran le caractère personnaliste de ce pronom affixe, la répétition s'avère significative. Le législateur parait ici soucieux de ménager à la femme ce qui fait partie de sa personnalité, en évitant seulement l'exhibition provocante. Si cela est vrai, on est loin des interprétations extensives de la coutume juridique.
POSITIONS DES INSTITUTIONS MUSULMANES DE FRANCE
Le Conseil Français du Culte Musulman CFCM ne s'est pas prononcé clairement sur la loi du 15 mars ni sur l'interprétation qu'il faut faire des versets du Coran. Une commission devrait être créée pour répondre à la question de l'interprétation du Coran.
La Grande Mosquée de Paris GMP, ainsi que le Comité de coordination des musulmans turcs de France CCMTF et la Fédération française des Associations islamiques d’Afrique, des Comores et des Antilles FFAIACA ont demandé aux élèves de retirer leur voile ostensible.
QUELQUES POSITIONS
Pour Malek Chebel :
"Celles qui subissent le voile, venu des hommes, du milieu des hommes, de l'univers masculin : le frère, le père, l'imam, tout autour, le quartier... Comment il est contrôlé par les théologiens et par les imams, plus ou moins d'ailleurs honnêtes ces imams... Hé bien je prétends que le voile est un instrument de la soumission de la femme. Et enlever le voile, loin de déplaire à Dieu, je pense qu'on peut plaire encore plus à Dieu, parce qu'on sera un individu. Et la femme pourra dire : je suis un individu, je suis une musulmane, qui s'assume et qui n'a pas besoin d'un fichu pour montrer qu'elle est musulmane."
Malek Chebel, lors d'un entretien dans un reportage de Marianne Klaric pour le magazine télé de la RTBF Question à la Une.
Mon propos : Bravo à Malek Chebel ! C'est tout à fait ce que je pense et que pensent de très nombreuses personnes, heureusement...
Madame, je vous laisse méditer sur ce dernier paragraphe !
Publié par
Justine Mérieau
à
3/11/2010 12:53:00 AM
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dimanche 6 avril 2008
Film Fitna, du parlementaire hollandais Geert Wilders : point de vue d'un professeur de philosophie de la loi à l'Université de Leiden aux Pays-Bas...
VOIR VIDEO FITNA EN FRANCAIS :
http://www.dailymotion.com/bivouac-id/video/x4vfdf_fitna-version-francaise-geert-wilde_news
L'ISLAM ET LA CRITIQUE
Par Afshin Ellian, professeur de philosophie de la loi à l'Université de Leiden- Pays Bas – a dû fuir l'Iran en 1983
Paru dans le Wall Street Journal du 31 mars 2008.
Traduit par Albert Soued, www.chez.com/soued pour www.nuitdorient.com/n1514.htm
Le documentaire Fitna sur le Coran est arrivé. Le parlementaire hollandais Geert WIlders a mis son film de 15 minutes sur le Net, la semaine dernière. Mais des semaines avant que personne ne l'ait vu, le drapeau hollandais a été brûlé partout dans le monde islamique. Le si peu démocratique parlement Iranien a décrété un boycott des Pays Bas et les sites liés à Al Qaeda ont appelé à des attaques terroristes. Les Américains sont aujourd'hui habitués à ce que des "barbus" enflamment leur drapeau. Mais pas les Hollandais. En réponse, le gouvernement hollandais a élevé le niveau de sécurité au maximum, alors que son 1er ministre Jan Peter Balkenende a pris ses distances vis-à-vis du film. Jusqu'au dernier moment, il avait demandé à Mr Wilders de ne pas projeter son film.
Le message de "Fitna" est que le Coran est une inspiration vivante pour les Jihadistes. Selon le film, sans les passages violents du Coran, il n'y aurait pas de terrorisme islamique. Mr Wilders présente des versets du Coran parallèlement à des discours de haine d'Imams et des images vidéos de terreur islamique – allant du 11/9 à l'attentat des trains de Madrid en 2004 et à celui de Londres l'année suivante. Il utilise des séquences vidéo montrant une décapitation d'un otage par des terroristes musulmans. Il montre aussi le dessin danois le plus controversé, qui a déclenché les manifestations à travers le monde il y a 2 ans, celui d'un Mahomet dont la tête va exploser.
Depuis fort longtemps, l'Occident a appris à critiquer, et même à se moquer de la religion. Pensez à des films comme "la vie de Brian" ou le "da Vinci Code", ou des textes plus sérieux sur la chrétienté, comme ceux de Nietsche, "Dieu est mort", qui fait partie de la culture populaire. La concurrence des idées est fondamentale pour le mode de vie occidental. Le monde islamique n'a pas l'habitude de ce genre de controverses.
Comme dans d'autres pays, les terribles attaques du 11/9 ont soulevé aux Pays Bas des interrogations existentielles, et le débat se poursuit encore aujourd'hui. Il en est résulté l'avancée politique de Pim Fortuyn, écrivain et ex-professeur d'université, flamboyant et ouvertement homosexuel. Cet homme avait fulminé contre les côtés obscurantistes de l'Islam politique – le terrorisme, l'assujettissement des femmes et des homosexuels et l'antisémitisme. Son meurtre en 2002 par un extrémiste de gauche a été perçu comme un assaut contre l'ordre démocratique hollandais. Le choc a été aggravé en 2004 quand à Amsterdam, capitale de la liberté et de la tolérance, un Musulman hollandais d'origine marocaine a abattu et presque décapité Theo Van Gogh, un cinéaste. L'assassin a déclaré que l'Islam lui avait demandé de tuer cet homme, car il avait tourné un film court qui critiquait le mauvais traitement des femmes en Islam. Après le meurtre, la collaboratrice du cinéaste, Ayaan Hirsi Ali, une parlementaire d'origine somalienne, a été mise sous protection de la police 24h/24. Quand celle-ci a été amenée à partir vivre aux Etats-Unis en 2006, Geert Wilders a repris le flambeau. Celui-ci a une position dure à l'égard de la terreur islamique et il a demandé l'arrêt de l'immigration en Hollande, au moins jusqu'à l'intégration complète des Musulmans qui y habitent. Certains de ses arguments sont de la pure polémique Ainsi par exemple, il déclare que le Coran est un livre "fasciste", et comme "Mein Kampf" est interdit de publication en Hollande, le Coran devrait aussi être interdit. On peut débattre du contenu du Coran, mais de là à l'interdire, il y a du chemin.
En fait les remarques courageuses de Mr Wilders ont entraîné un débat constructif autour du Coran et de l'Islam aux Pays-Bas, débat le plus vigoureux qu'on ait eu dans aucun autre pays, occidental ou musulman. Aussi peu confortable qu'il soit pour les Musulmans de ce pays, ce débat peut les aider à voir leur religion sous un œil plus critique. Malgré l'attrait croissant de l'Islam radical, la participation politique des Musulmans modérés croît aussi, signe positif pour leur intégration. Pour la 1ère fois dans l'histoire de ce pays, 2 Musulmans sont dans le cabinet et les Musulmans ont réagi calmement à la diffusion de Fitna. Pas de manifestation ici, ni pacifique, ni violente. Peut-être que c'est la preuve que l'âpre débat a aidé les Musulmans de Hollande à comprendre les valeurs occidentales.
Mais le problème n'est pas le film de Mr Wilders ou s'il a incité à la haine ou non. Le vrai problème est de savoir si nous sommes capables de défendre nos valeurs contre l'intolérance de l'Islam radical. Certains ont demandé l'interdiction du film Fitna, sans l'avoir vu. C'est déconcertant! Surtout que la loi hollandaise interdit la censure a priori.
Un courant dans la société occidentale prône l'apaisement, il s'agit d'un mélange de nihilisme européen, d'une haine de soi et de timidité. Ce n'est pas la force de nos ennemis, mais c'est notre faiblesse qui va nous ruiner.
Si jamais Fitna mène à des violences et des protestations contre les Hollandais, l'Europe sera, je l'espère, plus solidaire qu'elle ne l'a été avec les Danois, du fait de leurs dessins. Toute faiblesse dans la résolution pour défendre l'ordre légal de la démocratie devrait être perçue tel qu'elle est: trahison et lâcheté.
Note de www.nuitdorient.com
La plupart des séquences vidéo de ce film Fitna sont connues depuis longtemps, elles sont dans nos archives et existent sous différentes formes sur le Net. L'auteur de ce film n'a fait qu'alterner vidéos et pages du Coran. Or les versets du Coran qu'il a reproduits sont véridiques et correctement traduits. Le réalisateur n'a fait qu'illustrer des pages du Coran où il a repéré des versets iniques, par des images et des vidéos qui leur correspondent. Alors où est le mal ?
Ainsi par exemple, comme le préconise un site arabe Al-Ekhlaas d'al Qaeda, selon la sharia' on devrait décapiter Geert Wilders, l'auteur du film Fitna, du fait qu'un Musulman peut se sentir calomnié. Or justement son film montre la décapitation du journaliste Daniel Pearl, parce qu'il a reconnu qu'il était Juif, et, selon le Coran et la Sharia', un Juif est un infidèle méritant la décapitation, s'il n'est pas soumis et dhimmi. Un Juif, fier de l'être, est considéré comme arrogant par tout Musulman qui se respecte, et il mérite selon le Coran la mort par lapidation ou décapitation.
De même n'enseigne-t-on pas la haine du Juif aux enfants de 2 ou 3 ans, dans les écoles Palestiniennes, comme le montre ce film court? Le film est la photographie de la réalité. De quoi a-t-on peur ? Que le monstre se déchaîne? Mais il est déjà parmi nous: c'est l'obscurantisme qui est en train de nous ravager petit à petit, par la désinformation et en bâillonnant la liberté de s'exprimer, quitte à laisser s'exprimer librement et massivement l'Islam radical qui correspond à 10% de l'Islam, selon des sources bien informées, soit 130 millions de personnes…
Publié par
Justine Mérieau
à
4/06/2008 01:45:00 AM
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Libellés : coran, fitna, Hollande, islam, juif, musulman, Pays-Bas
JUSTINE MERIEAU - ECRIVAIN
Bienvenue aux amoureux de la littérature !
Qui êtes-vous ?
- Justine Mérieau
- Saint-Joseph, 97480, Réunion
- Ecrivain nantais, je suis romancière et nouvelliste. Je demeure à La Réunion depuis 1987.