samedi 19 juin 2010
LA VERITE SUR CE QUI SE JOUE ACTUELLEMENT AU LARGE DE GAZA - On doit aussi savoir qu'il est faux de penser que Gaza meurt de faim : Israël est le premier à lui fournir des produits humanitaires en quantité...
Par Alain Legaret
jeudi 3 juin 2010
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Pendant huit ans, près de six mille roquettes ont été envoyées sur Israël à partir de Gaza. Fin 2008, Tsahal lançait l'opération "Plomb Durci" pour faire cesser ces tirs. L'attitude de la communauté internationale, silencieuse pendant huit ans, puis soudain vociférante, laisserait croire que bombarder les localités juives est moral, tandis que vouloir faire cesser ces tirs est immoral.
Depuis plus de quatre ans, Guilad Shalit est otage à Gaza.
Depuis trois ans, Israël maintient un blocus sur Gaza, contrôlant les marchandises pour éviter que les convois humanitaires ne transportent des armes. L'attitude de la communauté internationale, scandalisée dans un cas et muette dans l'autre, laisserait croire qu'empêcher le trafic d'armes est immoral, mais que retenir un être humain en isolement total serait donc moral.
Si telles sont les valeurs que défend la communauté internationale, le devoir exige de s'en démarquer. Aujourd'hui, la Syrie est en train de transférer des tonnes de missiles au Hezbollah au nez et à la barbe des forces de l'ONU chargées de prévenir ce réarmement. Dans le même temps, nombreux sont les pays qui ont réclamé d'Israël la levée immédiate du blocus de Gaza. Autant demander directement à l'Etat juif de se suicider.
Il doit être difficile à certains de voir une nation se plier aux règles démocratiques et résister aux assauts des dictatures alentours. Alors qu'Israël a arraisonné cette semaine la flottille pour Gaza, déjà un nouveau bateau irlandais se prépare à vouloir briser le blocus. Il est clair qu'Israël mettra tout en oeuvre pour le stopper aussi. Car si Israël laisse passer un premier bateau sans le contrôler, alors viendront les suivants qui transporteront des armes. Le premier ministre irlandais a toutefois demandé à Israël de laisser passer le navire. Il souhaite l'apaisement. Pourtant. Pendant des années, les dirigeants européens ont mis en garde de ne pas importer le conflit du Moyen-Orient alors qu'aujourd'hui, ils laissent leurs propres ressortissants aller affronter l'armée israélienne.
Et c'est à Israël qu'ils demandent de la retenue. Attitude démissionnaire qui abandonne à l'autre ses propres problèmes. Car ce qui se joue au large de Gaza, ce n'est pas un simple conflit entre deux peuples, mais c'est la défense d'une certaine idée de l'occident, des libertés et de la démocratie. En entendant quelques noms de ressortissants occidentaux embarqués sur la flottille pour Gaza, on peut se demander si c'est bien de l'Europe que l'on parle. En allant se frotter à la marine israélienne, ils obligent le gouvernement de leur pays à choisir entre défendre ses ressortissants ou son identité. Alors que plusieurs pays ont décidé de baisser les bras, le fait qu'Israël continue de vouloir vivre libre compromet leur projet de reddition. Ceux qui agitent aujourd'hui le drapeau blanc, souhaiteraient que fassent de même ceux qui continuent de refuser le joug de l'obscurantisme.
Mais Israël n'a pas le choix: capituler signifierait sa destruction. Car c'est bien en renonçant à leur identité que toutes les civilisations ont entamé leur processus de disparition. Et si le peuple juif est toujours là, c'est parce qu'au fil des millénaires et des pogroms, il n'a jamais abandonné sa culture et ses valeurs. Il est toujours debout parce qu'il n'a jamais fait de compromis avec le mensonge et le fanatisme.
Alors oui, Israël est intraitable. Alors oui, Israël est isolé.
Malheureusement. Pourtant, Israël n'est pas à l'origine des violences sur le Marmara. Si tels avaient été les ordres, il y aurait eu des victimes sur les six bateaux de la flottille et non sur un seul d'entre eux. Pour autant, s'il y a une chose que l'on peut reprocher à Israël dans l'affaire de la flottille pour Gaza, c'est sa naïveté. Son péché a été de ne pas s'attendre à une telle réaction. Car dans son histoire, même aux pires moments des guerres et des tensions, le million d'Arabes israéliens a continué à se retrouver côte-à-côte avec les Juifs, civils et même soldats, dans les administrations, les parcs, ou les restaurants de l'état hébreu, sans pour autant se lyncher l'un l'autre. Ailleurs par contre, il suffit d'avoir assisté une seule fois à un défilé pro-palestinien pour constater la haine hystérique d'Israël qui se dégage des manifestants dans le monde arabe et occidental. Recevoir alors un soldat israélien tombé du ciel est une aubaine pour une foule chauffée à bloc. Et si cette haine d'Israël est si présente à l'étranger, c'est parce qu'elle se nourrit de fantasmes.
Non, Monsieur De Villepin! Gaza ne meurt pas de faim. Elle reçoit plus de produits humanitaires provenant d'Israël que par toutes les flottilles réunies.
Non, Monsieur Cohn-Bendit! La population de Gaza n'est pas hostile au Hamas. C'est même elle qui l'a porté au pouvoir en 2006 parce qu'elle en avait assez de la corruption de l'Autorité Palestinienne.
Non, Monsieur Dumas! Israël ne se comporte pas comme Hitler, et ceci, bien que les alliés n'aient jamais envisagé de rayer l'Allemagne et les Allemands de la surface du globe. Inversion des rôles qui donne la nausée.
Autant de propagande abjecte qui a fini par diaboliser Israël. Autant de mystifications mises bout à bout qui ont réussi à masquer la vérité. C'est pourquoi sans changement radical, le peuple juif risque de se retrouver rapidement au seuil d'une nouvelle période sombre de son histoire où il y va de la survie d'Israël.
Mais c'est surtout la civilisation occidentale telle que nous la connaissions encore hier, qui est en train de complètement s'effondrer, troquant ses valeurs durement acquises pour une jouissance immédiate, en confiant au diable l'avenir de ses enfants.
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Justine Mérieau
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6/19/2010 11:37:00 PM
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dimanche 12 avril 2009
OBAMA : UNE CERTAINE POLITIQUE AU MOYEN-ORIENT (article de A. Soued)

OBAMA, INVERSION VOLONTAIRE DES PRIORITES
Conférence de presse du 24 mars 2009
Israël: on met la pression, parce que la solution à 2 états est urgente
Iran: on attend la bonne réponse, des années s'il le faut…
Obama v Israël Asked by the AFP what an Israeli prime minister "who is not fully signed up to a two-state solution and a foreign minister who has been accused of insulting Arabs," referring to Binyamin Netanyahu and Avigdor Lieberman respectively, does to the peace process, Obama replied, "It's not easier than it was, but I think it's just as necessary." "The statu quo is unsustainable. It is critical for us to advance a two-state solution where Israelis and Palestinians can live side by side in their own states with peace and security."
-- Interrogé par l'AFP sur l'avenir du processus de paix, avec un 1er ministre qui n'est pas totalement acquis à la solution à "2 états" (Netanyahou) et avec un ministre des Affaires Etrangères accusé d'insulter des arabes (Avigdor Lieberman), Obama répond: "Ce n'est pas plus facile qu'avant, mais je pense que cela reste aussi nécessaire. Le statu quo n'est pas viable. Il est important pour nous de faire avancer la solution à "2 états" où Israéliens et Palestiniens puissent vivre dans leur propre état en paix et en sécurité"
Obama v Iran Obama also defended himself from accusations that his recent overtures to Iran - most notably, a video-taped New Year's greeting - hadn't succeeded since Teheran had dismissed them. "Some people said, 'Well, they did not immediately say that we're eliminating nuclear weapons and stop funding terrorism.
' Well, we didn't expect that. We expect that we're going to make steady progress on this front," Obama maintained. He pointed to Iran as one area among many where "persistence" will be key, and suggested it would be a mantra of his administration. "That whole philosophy of persistence," he said, "is one that I'm going to be emphasizing again and again in the months and years to come as long as I'm in this office. I'm a big believer in persistence"
--
Obama s'est défendu face à des accusations, suite à ses ouvertures avortées vers l'Iran (dans des voeux de bonne année en video), et le rejet de Téhéran. Obama maintient: "Des gens disent "bien! Ils (les Iraniens) n'ont pas dit qu'ils allaient éliminer les armes nucléaires et arrêter de financer le terrorisme. Bien! Nous n'attendions pas cela. Nous attendions de faire des progrès constants sur ce front". Obama précise que l'Iran est une zone parmi d'autres où la "persévérance" sera la clé, et il suggère que cela soit "la mantra de son administration"- "Je vais insister sur la philosophie de la persévérance, de nouveau et toujours, dans les mois et les années qui viennent, aussi longtemps que je serai dans ce bureau. Je suis un grand adepte de la persévérance!"
http://www.blogger.com/video-play.mp4?contentId=16ad0ad77e1dcd1a&type=video%2Fmp4
Et ne me dites pas qu'Obama est naïf. Le seul ministre palestinien raisonnable Salam Fayad a vite compris la situation. Il a démissionné. Cela fait 16 ans qu'on a tout essayé pour la solution à 2 états, sans résultat tangible, solution dont aucun arabe ne veut (voulant en fait toute la Palestine) et qui est devenue urgente aux yeux du nouveau président américain… Or les préalables sont au moins la démonstration de la bonne foi des palestiniens et des Arabes, en cessant les invectives dans les média, l'enseignement de la haine dans les écoles et le lancement de roquettes à l'aveuglette, sans parler des tentatives d'attentats-suicide qui avortent …. Habilement, Obama s'appuie sur des "juifs de gauche" pour prendre ses orientations. Le judaïsme a toujours été divisé. Ce n'est pas nouveau. Mais là, attention, il y a un mouvement enveloppant d'envergure où les "amis" des Etats-Unis au Moyen Orient sont snobés, négligés ou sous pression et leurs pires ennemis courtisés, avec une grande persévérance à leur égard, pendant des années… et quid de la bombe dans quelques mois ? Comme l'AKP, parti islamique turc, a réussi à éliminer lentement et imperceptiblement (7ans) l'héritage laïc d'Ataturk en Turquie, l'Islam radical va s'emparer de l'Occident, avec Hussein Obama comme coach.
Jamais la situation n'a été aussi favorable à ce retournement, il suffit d'écouter les gens qui bêtement bêlent leur "amitié pro-islamique", que ce soit dans les média, les conférences, les livres, dans les salons ou dans la rue. Et gare à vous si vous dîtes un mot favorable à Israël. Vous êtes mis aussitôt à l'index… Le réalignement a commencé sérieusement. Décidément l'Islam fait peur à la masse et les élites opportunistes changent déjà de camp.
Ci-dessous: 2 vidéos de gens honnêtes et courageux, l'un chrétien d'Egypte, l'autre musulmane d'Alep
Ancien d'une Egypte qui fut cosmopolite et tolérante, je me dois de vous proposer de regarder et d'écouter avec attention ce cri du cœur d'un honnête homme qui vous met en garde, car il faut réagir: http://www.youtube.com:80/watch?v=3fX3x3phFCI
Récemment Wafa Sultan conseille de défendre nos valeurs et d'aider à réformer l'Islam
http://www.youtube.com/watch?v=PFe5YQGau3A&eurl=http://www.lepost.fr/article/2009/03/03/1442889_wafa-sultan-j-ai-decide-de-combattre-l-islam-la-video-en-version-francaise.htm
Albert Soued – le 25 mars 2009.
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Justine Mérieau
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4/12/2009 03:17:00 AM
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vendredi 6 février 2009
BERTHE ET REBECCA ou deux Nantaises des années 80 - roman paru en décembre 2008, éditions Orphie

TEXTE DE QUATRIEME DE COUVERTURE
Rebecca est une belle femme libérée. Mais juive, elle a connu enfant les camps de concentration, la perte des siens, la difficulté d’en parler au retour, l’exclusion et l’antisémitisme.
Berthe est une jeune fille qui n'a pas vraiment d'attrait physique et qui se trouve laide. Elle supporte très mal le rejet et le regard souvent indifférent des autres.
Et pourtant, ces deux Nantaises des années 1980 – parce qu’elles vivent chacune leur différence – se sentent proches, et leur amitié sera déterminante dans leur évolution et leurs choix.
L'auteur a su trouver les mots justes pour décrire les sentiments des deux femmes, qui ont plusieurs points communs, dont celui de la littérature.
Ce roman permet au lecteur de découvrir la ville de Nantes, où se situe une grande partie de l'existence de Berthe et Rebecca ; ce, jusqu’au moment où surviennent certains faits qui vont changer leur destin…
Justine Mérieau, en choisissant Nantes pour cadre d’une grande partie de son action, privilégie ses propres racines : elle qui vit de nouveau à La Réunion, après quelques années passées à Mayotte, soit depuis vingt ans hors métropole, n’a pas oublié les rues, les cafés, les odeurs de sa ville… Une atmosphère qu’elle a su retrouver au plus profond d’elle-même. Elle trace l'histoire d'une plume rapide, et ses récits ne peuvent laisser indifférent : c’est pourquoi le lecteur se sentira proche de ses deux héroïnes et les aimera.
Il ne faut pas manquer le quatrième livre de cet écrivain, qui vous fait redécouvrir une page de l’Histoire de France – la seconde guerre mondiale – aux conséquences douloureuses.
Mais le roman pose aussi différentes questions : comment survivre, en étant physiquement différent des critères véhiculés par la mode du moment ? Pourquoi le nazisme avait-il pu s'installer en Allemagne sous Hitler ? Pourquoi – et depuis quand – l'antisémitisme existe-t-il et peut-il encore perdurer ?
Et des questions posées, il y en a bien d'autres tout au long du livre….
EXTRAIT DU CHAPITRE I
Tout en songeant, Berthe, allongée nue sur son lit, inconsciemment, se caressait… Elle en prit soudain conscience, et eut tout à coup une subite et violente envie de se faire plaisir. Alors, elle se laissa aller à des caresses plus précises et plus intimes… C’était, par force, devenue une fervente adepte de l’onanisme… Elle préférait à présent utiliser ce mot savant – appris de Rebecca – plutôt que l’autre, certes plus usité et plus juste, mais qu’elle trouvait à la fois inélégant et un peu obscène. Cette pratique avait au moins l’avantage de lui procurer un plaisir qu’aucun homme en mesure de lui plaire n’avait jamais voulu jusqu'à présent lui donner… Malgré l’envie qu’elle en ressentait depuis longtemps. Et puis, cela calmait pour un temps les ardeurs normales d’une jeune fille de son âge… Ou encore, celles, légitimes, que toute femme est en droit d’éprouver. Parce que, tout de même, songeait-elle à chaque fois, regrettant de n’avoir que ce moyen pour l’instant, la femme ne pouvait pas éternellement se contenter des plaisirs solitaires pour honorer et épanouir sa féminité…
À vingt-cinq ans, Berthe était encore vierge, chose incroyable, presque inconcevable, à une époque où dès dix-sept ou dix-huit ans, quand ce n’était pas avant, beaucoup de jeune filles ne le sont déjà plus et jouent les affranchies. Mais elle n’en avait que faire, pensant sincèrement qu’il valait encore mieux être comme elle, que comme toutes ces petites « Lolita », auxquelles elle n’eut jamais voulu ressembler, tant elle les trouvait pitoyables. Elle se demandait simplement avec angoisse, si elle rencontrerait un jour l’homme de sa vie…
*
Un moment plus tard, Berthe la voluptueuse à ses moments secrets, soulagée, enfin rassérénée, se leva, prit une douche rapide, s’habilla, se rendit dans sa cuisine où elle mangea avec un peu d’appétit et partit ensuite s’installer confortablement dans son fauteuil, pour suivre le programme de la télévision.
Une fois assise, elle décida subitement que, même si Rebecca n’était pas là, elle n’allait pas se laisser aller… Et qu’elle commencerait par cesser pour le moment la lecture de livres aussi déprimants que «La nausée » ou le « Traité du désespoir », (prêtés par son amie) bien qu’elle affectionnât Sartre et Kierkegaard, qu’elle venait tout juste de découvrir. D’eux, elle allait plutôt se mettre à lire « L’Age de raison » et « Le Journal du séducteur », dont Rebecca lui avait parlé et qu’elle avait justement dans sa bibliothèque.
Et le lendemain samedi, pour une fois, elle sortirait… D’abord, pour faire ses courses, ensuite, pour dîner au restaurant, « Le nez grillé », situé quai de la fosse où elle habitait, mais à l’autre bout, ce qui ne lui ferait tout de même pas très loin à aller. Parce qu’elle évitait toujours de sortir seule la nuit, à cause des mauvaises rencontres. Mais sur ce parcours-là, malgré les « viandes saoules » qu’elle ne manquerait sûrement pas de croiser, entrant ou sortant des nombreux bars à matelots qui fleurissent tout au long du quai, elle n’avait jamais peur. Même si le quai de la Fosse n’avait pas toujours bonne réputation, avec les quelques péripatéticiennes qu’on y remarquait parfois… Ce qui lui avait d’ailleurs valu l’appellation de « quai de la Fesse », par les plus facétieux ! Elle s’y sentait malgré tout un peu chez elle. Et puis, au « Nez grillé », il y avait Paulette, une connaissance… Une femme d’un autre genre que Rebecca, mais en quelque sorte une amie tout de même. Paulette était moitié serveuse, moitié gérante de ce restaurant, qui tenait également lieu de bar de nuit.
Si « Le Nez grillé » avait été baptisé ainsi, c’était très certainement à cause du jeu de mots se rapportant à une époque bien cruelle. Celle où les armateurs nantais habitaient sur les quais de ce que l’on appelait alors l’île Feydeau, (depuis lors, une bonne partie de la Loire a été comblée pour gagner du terrain) dans leurs immeubles, face à leurs vaisseaux, – en tout, une flotte qui en comptait pas moins de mille huit cents – et où ils faisaient au XVIIIème siècle commerce avec l’Amérique et les Antilles françaises ; non seulement du coton, des épices, de la vanille et du café, mais encore et surtout, des esclaves noirs qu’ils transportaient tel du bétail et ramenaient à Nantes à pleines cales… Cinq cent mille Africains débarquèrent ainsi tout au long de ces années-là ! D’où le surnom de « Négriers » donné aux armateurs.
Nantes, qui fut le premier port de France de 1700 à 1730, avait eu en effet le triste privilège de devenir le port des négriers, en assurant plus du tiers de la traite française vers 1750. Et l’or noir qui faisait alors faire fortune n’était pas le pétrole, mais la chair humaine !…
Berthe s’arrêta un instant dans ses pensées pour regarder et écouter Memphis Slim, qui venait d’apparaître sur l’écran. En pleine extase, elle s’imprégnait de la chaude, profonde et mélodieuse voix de Memphis, qui, comme toutes celles des chanteurs noirs américains, était si prenante, si captivante, si nostalgique et si poignante parfois. Chez Memphis, le plus étonnant était le jeu de ses doigts sur les touches du piano : des doigts extraordinairement longs et fins ; maigres, même… Ce qui était un véritable paradoxe, lorsqu’on les comparait à cet homme corpulent, au visage lunaire, gras, boursouflé… Ces mains-là, paraissaient provenir d’un autre corps ! Intriguée et sous le charme, Berthe ne laissait pas de s’en étonner.
Peu après, Memphis disparut de l’écran, la laissant avec du vague à l’âme, qui s’évanouit dès que le film qu’elle attendait fit son apparition. Et après une soirée divertissante qui la réconforta quelque peu, elle partit se coucher.
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Justine Mérieau
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2/06/2009 04:49:00 AM
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vendredi 25 juillet 2008
INTEGRER ISRAEL AU MOYEN-ORIENT - Par Masri Feki, auteur de plusieurs ouvrages sur le Moyen-Orient
Masri Feki est né au Caire. Il est président du Middle East Pact (MEP) et auteur de plusieurs ouvrages sur le Moyen-Orient dont : « Israël, géopolitique et enjeux », Studyrama, Paris, 2008- http://masrifeki.com
Paru dans le Turkish Daily News du 10 mars 2008
http://www.turkishdailynews.com.tr/article.php?%20enewsid=98502
Adaptation du Middle East Pact
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Au cœur d’une région hostile et instable, Israël est aujourd’hui confronté à de nombreux défis dont celui de son intégration dans un environnement composite
Lors de l’apparition du mouvement sioniste politique, le monde juif fut divisé entre ceux qui jugeaient bon de le soutenir et d’y adhérer et ceux qui décidèrent de s’y opposer et de le combattre. Pour les uns, créer un pays permettant aux Juifs de vivre, sans être considérés dans le meilleur des cas comme une minorité tout juste tolérée, était un immense pas vers une libération nationale tant espérée. Pour les autres, ultra-minoritaires aujourd’hui, l’Etat juif de l’antiquité fut détruit par la volonté divine, et seul le Messie pouvait le rétablir. Toute tentative humaine de recréer un Etat juif avant la venue du Messie serait donc une contestation de la volonté divine. Il convient toutefois de souligner que ceux-là ne remettent pas en question la légitimité juive, mais ils croient que l’Etat juif tant attendu doit être l’œuvre du Messie. Il s’agit donc d’une question de "timing" et non pas de principe. Quoi qu’il en soit, Israël abrite aujourd’hui la communauté juive la plus nombreuse au monde, et selon tous les experts, la majorité du peuple juif se trouvera sur la terre de ses ancêtres d’ici 2030. Il s’agit là de la victoire la plus éclatante du projet sioniste.
Si ce dernier avait pour mission d’intégrer en Israël les Juifs dispersés partout dans le monde, le sionisme d’aujourd’hui, lui, doit faire face à un défi d’une toute autre nature : l’intégration de l’Etat hébreu, cette fois, dans son environnement régional. Le processus de paix, à lui-seul, ne mènera pas à cette intégration. Nous l’avons vu, certains pays arabes furent contraints à un moment de leur histoire, de reconnaître l’Etat hébreu, ce qu’ils ont fait, mais en l’accueillant comme un fait accompli et non comme une composante naturelle et légitime de la région. La paix véritable, globale et durable viendra le jour où les voisins d’Israël reconnaîtront que le peuple juif se trouve sur cette terre de droit, et non de facto. Dans le même temps, il ne faut pas perdre de vue le fait que les enjeux géopolitiques de l’Etat juif sont aussi ceux d’une région qui se cherche. Le Moyen-Orient est en quête d’identité.
Le panarabisme – idéologie en pleine déroute après la disparition du régime de Saddam Hussein et avec l’affaiblissement de la Syrie baasiste – n’a pas abouti à un projet de construction parce qu’il n’a pas pris en compte la diversité de cette région, les particularités identitaires, les préoccupations communautaires de ses minorités, la complexité du fait national qui ne se limite pas à l’usage d’une seule et même langue, mais qui repose aussi et nécessairement sur un ensemble de convergences politiques et d’intérêts communs. Sa conception arbitraire de la nation qui veut que l’on soit arabe malgré soi, pour la simple raison que l’on fait usage de la langue arabe a mis à l’écart de légitimes revendications nationales au sein d’un Moyen-Orient majoritairement, mais pas exclusivement, arabophone.
Comme le panarabisme, le panislamisme est une idéologie exclusiviste. En rejetant la conception moderne de la citoyenneté, il écarte l’hypothèse d’une participation civique non-musulmane. Sa constitution est immuable puisque c'est le droit divin, son programme ne peut être remis en cause puisqu’il émane du Créateur du monde. Absolutiste par nature, son discours exclut les incroyants et par conséquent les non-musulmans, ce qui explique que le flambeau du panarabisme ait souvent été porté par des Arabes chrétiens, angoissés par les desseins hégémoniques de l’islam politique. Enfin, le caractère transnational et militariste de son action l’a rapidement placé dans la clandestinité par rapport aux gouvernements en place. En dépit du chantage diplomatique dont font usage certains régimes arabes autoritaires en brandissant la menace islamiste (« Moi ou le déluge »), cette idéologie n’a pas d’avenir car elle n’a pas de projet réaliste et cohérent.
Un troisième et ultime cadre régional s’impose progressivement, au fur et à mesure que s’effondrent les deux premiers. Il s’agit du "moyen-orientalisme". Israël qui constitue la seule minorité à la fois non-arabe et non-musulmane de cette région doit axer sa diplomatie aujourd’hui dans ce sens. Les Arabes non-musulmans (Arabes chrétiens, druzes…) exclus du club panislamique, ont toujours une place honorable au sein du panarabisme. Et les musulmans non-arabes (Turcs, Iraniens, Kurdes…), exclus du club panarabe, peuvent toujours rejoindre le panislamisme. Mais les Israéliens, eux, n’étant ni Arabes ni musulmans, sont doublement minoritaires !
L’Etat juif n’est pas un intrus au Moyen-Orient, il est la prolongation et le représentant d’une des civilisations les plus anciennes de cette partie du monde. Tout lie Israël à cette région : la géographie, l’histoire, la culture mais aussi la religion et la langue. La religion juive est la référence théologique première et le fondement même de l’islam et de la chrétienté orientale. L’hébreu et l’arabe sont aussi proches que le sont en Europe deux langues d’origine latine. L’apport de la civilisation hébraïque sur les peuples de cette région est indéniable. Prétendre que ce pays est occidental équivaut à délégitimer son existence ; le salut d’Israël ne peut venir de son déracinement. Le Moyen-Orient est le seul "club" régional auquel l’Etat hébreu est susceptible d’adhérer. Soutenir cette adhésion revient à se rapprocher des éléments les plus modérés parmi son voisinage arabe, et en premier lieu les minorités.
Israël n’a pas d'autre choix. Les pays du Moyen Orient qui l'entourent non plus, sauf sombrer dans la guerre et le marasme.
Note de www.nuitdorient.com
Israël est d'abord et avant tout une nation du Moyen Orient qui après vingt siècles de pérégrinations plus ou moins forcées est revenue retrouver son berceau. Depuis son exil, ce berceau a été envahi et occupé par des peuples divers, et notamment en dernier lieu par des tribus arabes, sémites comme elle.
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Justine Mérieau
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7/25/2008 12:32:00 AM
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mardi 3 juin 2008
La dernière enquête sur les opinions des Palestiniens
LES PALESTINIENS N'ONT PAS D'INTERET POUR LA PAIX
Par Richard Baehr, directeur politique de American Thinker
American Thinker, le 20 Mars 2008
Titre original : The Palestinians Have no Interest in Peace
Traduction : Objectif-info
La dernière enquête sur les opinions des Palestiniens devrait faire l'effet d'une douche froide aux nombreux partisans des processus de paix au Moyen-Orient s'ils sont taraudés par leur conscience professionnelle, qu'ils vivent sur place ou aux États-Unis. Comme l'a rapporté le New York Times, rien moins, il s'avère qu'une majorité écrasante des Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie soutiennent l'utilisation de la violence contre Israël et veulent la fin de toute négociation avec ce pays. Parmi les violences dont les Palestiniens se disent partisans, il y a le meurtre de sang froid de 8 enfants à Jérusalem, par les soins d'un homme armé qui a tiré des centaines de coups de feu sur les étudiants dans la bibliothèque d'une Yeshiva. Il y a aussi les tirs de fusées contre des villes israéliennes depuis la Bande de Gaza.
Naturellement, Israël s'est retiré de Gaza en août 2005, ce qui fait que les Palestiniens ne peuvent pas dire qu'ils subissent l'occupation ou la présence de colonies pour justifier le tir de plus de 5000 fusées contre ce pays depuis le désengagement. Bien que le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ait initialement condamné l'attentat de Jérusalem, il a élevé par la suite le tueur au statut de martyre. Ce dernier est à présent célébré dans les médias palestiniens comme un héros de la résistance.
Quand un type armé qui entre dans une école pour assassiner le plus d'enfants possible est considéré comme un héros national, nous avons affaire à une société sans équivalent sur la planète, pour ce qui est de l'abandon de toute morale et de toute décence humaine. L'éthique nationale palestinienne est une très grande malade. Le Hamas diffuse perpétuellement le slogan "les Israéliens aiment la vie, tandis que nous, Palestiniens, aimons la mort, et ainsi au final nous vaincrons".
L'auteur palestinien du sondage, Khalil Shikaki, qui a une bonne réputation, admet avoir été étonné par les résultats de l'enquête. Ceux-ci montrent que le soutien à la lutte armée contre Israël est au niveau le plus élevé qu'on ait jamais vu depuis 15 ans que l'on fait des sondages. Cependant, il n'a pas fallu longtemps pour que Shikaki change son fusil d'épaule et fournisse une explication des récriminations et de la colère des Palestiniens. La récente incursion à Gaza, et l'annonce par le gouvernement israélien des plans de construction de quelques centaines de logements près de la ligne verte. Les justifications avancées sont une mauvaise plaisanterie. Ce qui est pire, c'est que cette histoire va être gobée par les artisans du processus de paix, comme au Département d'état américain ou parmi nos alliés arabes "modérés".
Il y a une quantité de groupes capitulards, même au sein de la communauté juive américaine, au nombre desquels les "Américains pour la paix maintenant", le Forum politique d'Israël, l'Ameinou et le Brit Tzedek. Ce sont des groupes qui ne manquent jamais de voir la chance-de-la-décennie de faire la paix entre les deux camps. Selon eux, cette paix ne peut se réaliser que si les États-Unis s'engagent davantage dans le processus de paix, ce qui signifie s'ils font pression sur Israël pour plus de concessions, et si les nations occidentales fournissent plus d'argent aux "modérés" favorables à la solution à deux états, les "partisans de la paix" de l'Autorité palestinienne.
La réalité, bien sur, c'est que les Palestiniens n'ont pas plus d'intérêt à une solution fondée sur deux états aujourd'hui qu'ils n'en ont eu au cours des 60 années qui se sont écoulées depuis que l'état moderne d'Israël a été créé. Les Arabes n'ont pas accepté un mini-état juif à côté d'un état palestinien, beaucoup plus grand à la fin des années 30, sur l'offre des Anglais avec le plan Peel, ni les deux états de taille équivalente proposé par l'ONU en 1947, ni l'offre d'Israël et des États-Unis à Camp David en 2000 ou encore à Taba en 2001. (Dans ces deux derniers cas, l'offre comprenait l'intégralité de Gaza et pratiquement toute la Cisjordanie).
Le vrai mythe, toutefois, c'est de croire que les Palestiniens ont le moindre intérêt à la paix. La paix a toujours été le but des Israéliens : mettre un terme au conflit, passer un compromis sur les principales questions, et en finir une fois pour toutes avec les accusations et les revendications contre Israël exprimées dans la région et dans les organismes internationaux. À la fin du processus, la normalisation d'un état à tout jamais.
Pour les Palestiniens, la paix n'est pas un but. Cela peut être une étape en direction d'un but, une tactique à court terme. Mais la paix elle-même n'a aucune signification pour les Palestiniens. Ce n'est pas un aboutissement désiré. Le but palestinien est la fin d'Israël. En d'autres termes, une partie à ce conflit veut que sa prolongation soit assurée. Les objectifs de l'autre partie ne doivent jamais advenir.
Les Palestiniens croient que leur but peut être réalisé par la capitulation politique d'Israël, ou par la force, à partir d'un certain point, une ou des bombes iraniennes, par exemple. Mais le terrorisme palestinien et la violence font toujours partie de leur stratégie, conçue pour que les Israéliens ne puissent jamais se sentir en sécurité ni en repos, avec un État normal, et une existence reconnue en tant que peuple libre.
Les Palestiniens ont également découvert que ceux qui ne tirent aucune leçon de l'histoire de ce conflit sont nombreux en Israël et en Occident, y compris beaucoup de juifs en Amérique. Ils refusent de reconnaître la haine profonde contre les juifs, Israël, l'Amérique et l'Occident, qui a été inculquée aux Palestiniens de toutes les générations par l'intermédiaire des médias, des écoles, des mosquées et des dirigeants politiques en personne. Tout cela donne, faute d'un meilleur qualificatif, un conflit irréconciliable, du fait des objectifs poursuivis par les Palestiniens.
Les Palestiniens ont sacrifié la vie de trois ou quatre générations de leur peuple, abandonnées dans des conditions horribles dans des camps de réfugiés administrés par l'UNWRA et financés en grande partie par ce pays, qui ne sert, c'est son dessein, qu'à maintenir en vie un Israël détesté et source de colère. Pourquoi aboutit-on toujours à une impasse quand les deux parties se réunissent ? Parce que les Palestiniens ne peuvent en définitive donner leur accord à un arrangement qu'à leurs conditions. Et jusqu'ici, Israël n'a pas accepté de signer un pacte suicidaire de ce genre.
Dans les jours à venir, les résultats de ce sondage seront cités comme la preuve qu'Israël et de l'Amérique doivent faire davantage. Bien sûr, c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire. Essayez d'imaginer que 5000 fusées aient été tirées depuis deux ans et demi du Mexique ou du Canada sur les États-Unis. Je crains bien que notre pays n'aurait pas eu à compter jusqu'à 5.000 avant qu'une réponse ait mis un terme à ces tirs.
Est-ce qu'une autre nation, excepté Israël, aurait été condamnée pour avoir répondu à ces attaques ? Qu'est-ce qui est effectivement disproportionné dans la réponse d'Israël au tir de 5.000 fusées qui avaient toutes pour fonction de tuer des juifs en Israël ? Fallait-il qu'Israël tire 5000 fusées en réponse pour réaliser la proportionnalité ?
A un moment ou à un autre, des gens sensés des pays clés de la région, des États-Unis, et d'Europe, ouvriront les yeux sur la situation telle qu'elle est, et ils se rendront compte que tout simplement les Palestiniens ne veulent pas d'un nouvel État qui leur soit propre. Un tel État ne serait qu'une avancée de plus pour saper l'existence d'Israël, et déstabiliser la Jordanie, le Liban et l'Égypte. Les Palestiniens ne seront jamais d'accord pour mettre fin au conflit, ou abandonner une seule de leurs exigences.
On a vu exactement ces deux dernières années à Gaza ce que l'autonomie palestinienne peut réaliser avec un territoire qui lui appartient exclusivement. Ce genre de comportement n'encourage pas à leur remettre davantage de terres pour aboutir à un État terroriste. En ce moment, créer un état palestinien équivaut à créer une nouvelle nation pour Al Qaeda.
Il y a de vastes étendues de terres dans le monde arabe sur lesquelles les Palestiniens pourraient vivre leur vie, s'ils repartaient à zéro avec des financements internationaux. Les États du Golfe ont quelques milliards pour jouer cette carte. Il pourrait aussi y avoir un régime d'autonomie pour une partie des Palestiniens dans une confédération avec la Jordanie. De toute façon, le mariage des Palestiniens avec les fusils et les explosifs, l'histoire romancée des Palestiniens, tout cela doit prendre fin. Mahmoud Abbas n'est en droit de recevoir un soutien que si les modérés sont en mesure de vaincre le Hamas.
Le Hamas doit être défait à Gaza, sans qu'il lui soit permis de reconstituer ses forces comme après la récente incursion israélienne, ni de perfectionner ses systèmes de tir de fusées. À partir d'un certain point, les réponses israéliennes intermittentes aux attaques lancées depuis Gaza seront jugées insuffisantes, et la tâche difficile de renverser les effets du coup de force du Hamas de 2007 commencera. En attendant, il faudra tenter des actions plus puissantes pour se rapprocher de cette échéance.
Il ne faut pas mener de grandes négociations entre Israël, l'Autorité palestinienne et le Hamas. Il n'y en aura pas. Le Hamas ne cèdera jamais son pouvoir sur Gaza. C'est la réalité du conflit en cours. Les animateurs du processus de paix se dresseront sur leurs grands chevaux, mais il n'y a pas de paix à signer. Il faut inventer des solutions novatrices, ou alors le monde accepterait le meurtre de davantage d'enfants et récompenserait ceux qui fêtent ce genre de "succès".
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Justine Mérieau
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6/03/2008 02:50:00 AM
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dimanche 23 mars 2008
Point de vue d'un arabe, professeur de sociologie, sur le conflit Israëlo-Palestinien
NOTRE ENNEMI PRINCIPAL
Par Sami Alrabaa, professeur de sociologie, vivant en Allemagne et commentateur des affaires arabes.
Jerusalem Report daté du 18 mars 2008
Traduit par Albert Soued, www.chez.com/soued/conf.htm pour www.nuitdorient.com
Nous autres Arabes, du moins nos régimes et nos médias, saisissons toute occasion pour dépeindre Israël comme le pire Mal au Moyen Orient. Un exemple récent, en janvier dernier, nous avons condamné Israël lorsque les Gazaouis ont fui en Egypte le blocus qui leur était infligé. Personne n'a mentionné les raisons du blocus.
Pendant plus d'1/2 siècle, les Arabes ont décrit Israël comme leur ennemi principal, une "force impérialiste", soutenue par les Américains, qui, en permanence, inflige aux Palestiniens "un génocide, la famine et les violations des droits de l'homme". Mais soyons sérieux, alors que nous déplorons l'existence de cet Etat, nous, les régimes arabes, nous sommes au fond très content qu'Israël existe. Nous avons un coupable à blâmer de la misère et de la confusion de nos peuples. Si Israël n'existait pas, nous serions dans l'obligation d'inventer un autre ennemi à accabler, par exemple, en demandant la restitution de terres arabes à la Turquie (Province d'Iskanderoun) ou à l'Iran (province de l'Arabstan).
Israël a cessé d'occuper Gaza et le Liban-Sud. Et pourtant, pour le Hamas et le Hezbollah, ce n'est pas assez! L'Egypte a récupéré jusqu'au dernier m2 toute sa terre, mais elle continue, à travers ses médias et ses porte-parole à tenir un discours hostile et provocateur à l'égard d'Israël. L'animosité des Arabes est devenue un article de foi, une forme de "religion": Israël est un mal inacceptable et les Arabes en sont les victimes. Cela dépasse la logique, la nécessité d'une realpolitik et toute preuve tangible. Des cinglés comme moi qui croient dans la coexistence font l'objet de la fureur des médias arabes et sont menacés de "la colère divine".
Les médias arabes ont concocté toutes sortes de théories de conspiration. Israël n'occupe pas seulement une terre arabe et n'affame pas seulement les Palestiniens, il provoque toute sorte d'animosité entre les Arabes. Dans l'hebdomadaire du Caire Al Ahram (les Pyramides), Hassan Nafaa écrit le 26/01/08: "En persistant dans sa détermination à créer la zizanie entre les Arabes, Israël a été à l'origine des dissensions entre le Fatah et le Hamas. Il n'a pas ménagé ses efforts pour inciter l'Autorité Palestinienne à reprendre Gaza et éliminer le Hamas et le Jihad Islamique de la Cisjordanie… Tel Aviv n'a jamais été sérieux à propos d'une solution pacifique du conflit et reste ferme dans son double objectif de garder la terre et de diviser les Arabes"
Combien de fois Tel Aviv n'a-t-il pas demandé au régime Baa'thiste de Syrie de revenir à la table des négociations? Les Syriens ont à chaque fois refusé l'offre et ont insisté pour la récupération du plateau du Golan – "après on verra" disent-ils. Même si la Syrie récupère le Golan, le régime Baa'thiste de Damas restera provocant, soutenant les milices telles que le Hezbollah ou le Hamas.
Dans le même numéro d'Al Ahram, on trouve les résultats d'un sondage mené par "le Centre de recherche al Moustaqbal" de Gaza d'après lesquels le Hamas reste toujours populaire parmi les Palestiniens, alors que son rival le Fatah est en déclin, notamment en Cisjordanie. Essam Adwan, professeur de science politique à l'Université d'al Aqsa à Gaza n'est pas surpris disant "Bien que le niveau de vie des Gazaouis ait sérieusement chuté sous le gouvernement du Hamas, de larges secteurs de l'opinion palestinienne continuent de soutenir le Hamas, simplement parce qu'il est en guerre contre Israël!"
Cela n'est pas surprenant. Qui ose dire ouvertement qu'il s'oppose au Hamas ? Il serait abattu sur le champ.
En fait le Hamas et tous les régimes arabes ont pris en otage leur population. Personne n'ose plus s'opposer à ces régimes autoritaires, risquant d'être traité de traître, emprisonné ou tué. Les régimes autoritaires ont besoin d'un ennemi extérieur. Les périls extérieurs, réels ou fictifs, garantissent le soutien de la population. Hitler et d'autres dictateurs ont procédé de la même manière et les despotes arabes continuent le processus. Jusqu'à leur chute. En attendant que la démocratie et la liberté de parole soient introduites dans les pays arabes, que des partis d'opposition soient autorisés à s'exprimer, que le discours agressif et venimeux soit éliminé des écoles et des médias, la flamme de la haine continuera à flamber et les forces radicales continueront à l'animer.
Lorsque vous parlez aux gens en privé, ils vous disent qu'ils sont fatigués et malades de leurs régimes. Ils veulent la paix avec Israël. Si des consultations libres et transparentes étaient tenues, la majorité voterait pour une complète coexistence avec Israël. Et parmi eux à Gaza, on pourrait trouver peut-être Ali, Nidal, Tawfiq et Moufid (qui ont refusé de donner leur nom de peur de représailles), qui ont dit à un journaliste allemand que ceux qui ont défoncé la frontière avec l'Egypte essayaient de fuir le Hamas, la vie sous sa férule étant devenue insupportable.
Publié par
Justine Mérieau
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3/23/2008 12:46:00 AM
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Libellés : arabe, conflit, Fatah, Gaza, guerre, Hamas, Israël, Israëlien, Palestine, Palestinien
samedi 15 mars 2008
Pour essayer d'être objectif sur le conflit Israélo-Palestinien, il faut aussi s'intéresser à la version israélienne... En voici une...
RAPPEL AUX NON-JUIFS
SOUTENIR ISRAËL, C’EST AUSSI DEFENDRE CERTAINES VALEURS FONDAMENTALES
Par Francine Girond pour Guysen International News
Jeudi 13 mars 2008
Lorsque des victimes civiles sont massacrées par des terroristes, c’est toute l’humanité qui est mise en péril.
Quand ces victimes sont des enfants, délibérément désignés avec préméditation, c’est le sens même de la vie qui échappe à cette humanité.
Il serait simplement humain d’attendre une seule et unique réaction spontanée: la condamnation sans aucune condition, sans aucune nuance.
Or, s’il s’agit d’Israël, et d’enfants israéliens, une sorte de tabou refait toujours surface. Rares, dans les milieux non-Juifs, sont ceux qui condamnent cet acte barbare sans, au mieux, « comprendre » ce qui a poussé l’assassin ; au pire, le justifier.
Le soutien à Israël revêt quelque chose de suspect et sa critique systématique va forcément de soi, y compris dans les milieux intellectuels, enseignants, littéraires et bien formés. Et s’il arrive de vouloir entamer une discussion, deux attitudes, somme toute assez violentes, s’imposent : le déni de la réalité historique et l’accusation de partialité.
Alors qu’il ne serait pas interdit d’échanger sereinement des points de vues divergents sur la politique étrangère de n’importe quel pays, avec les mêmes principes de départ.
Par exemple, que ne faut-il pas aller rechercher sur internet le texte de l’ONU de novembre 1947 pour prouver qu’à l’origine, c’est bien la création d’un état « juif » qui a été votée à la majorité… et ce n’est pas suffisant parce qu’il est alors rétorqué qu’il faudrait s’insurger contre ce qui ressemble alors à une théocratie, puisque certains peuples comme les Druzes ne peuvent pas en substance se reconnaître dans cette définition. Alors, il faut expliquer qu’il existe un parti arabe, des Arabes élus démocratiquement à la Knesset, selon la spécificité de cet Etat.
Que cela plaise ou non, la création de l’Etat juif d’Israël a légalement été votée, et soutenir l’existence de cet état, c’est défendre les valeurs de la démocratie et de la liberté d’opinion.
Mais la critique persiste : un intellectuel européen, universitaire de premier plan, m’objectait récemment qu’il fallait être plus exigent avec Israël parce que, justement, ce pays était supposé se conformer aux règles de la démocratie alors que les dictatures islamistes voisines étaient dirigées selon des principes contraires à la civilisation.
Si cette remarque est très juste, et elle le serait aussi pour nombre de pays européens, il n’en reste pas moins qu’elle n’est pas alléguée au bon moment. Ne serait-il pas tout aussi juste de hiérarchiser les priorités ? de commencer par lutter contre les violations des droits humains les plus meurtriers ?
Soutenir Israël, c’est défendre aussi les valeurs des droits de l’homme, et des droits de la femme. Et l’argument suprême s’exprime : les Palestiniens de Gaza souffrent et crèvent… comment faire comprendre que, pour améliorer le sort des Palestinien, pour les sauver, on a vraiment intérêt à soutenir Israël ?
Peut-être en posant quelques questions : selon le rapport publié le 6 mars dernier par différentes organisation humanitaires, le peuple palestinien de Gaza, dont la majorité des familles gagne moins de 1,2 dollars par jour, connaît la pire des situations depuis 1967.
Par ailleurs, Indy Khoury, la représentante en France de l’Autorité palestinienne ne cesse de conclure tragiquement qu’un blocus israélien empêche, entre autres, l’arrivage de nourriture dans cette zone. Alors, s’il est impossible de faire parvenir des vivres à Gaza et si les Gazaouis sont trop pauvres, comment se fait-il que, dans Gaza, les membres du Hamas, eux, soient bien portants et bien nourris, qu’ils puissent trouver de l’argent pour acheter des armes, ou du matériel explosif, et les introduire dans ce territoire ?
Il est peut-être trop difficile de répondre objectivement à ces questions, parce que, au fond, elles révèlent une violence intellectuelle trop pénible à intégrer lorsque l’on est sincèrement persuadé du bien-fondé de la forme de son empathie avec « les Palestiniens », dans une globalité extrêmement artificielle. Parce qu’elles remettent en cause toute une formation culturelle sur ce que devraient être les principes du bien – illustré par ceux qui ont l’apparence de la faiblesse et le monopole de la victimisation-, et du mal – incarné par ceux dont un postulat de départ leur a attribué la force par excellence, la force militaire visible ou encore éventuellement le soutien des Etats Unis.
Il faudra bien cependant qu’il ne soit plus insupportable de les entendre.
Et puis il faudra bien admettre, enfin, que, pour les Israéliens, précieuse est la vie d’un seul enfant, qu’il soit d’Israël ou de Palestine
Publié par
Justine Mérieau
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3/15/2008 03:53:00 AM
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Libellés : conflit, Gaza, Israël, Israélien, paix, Palestine, Palestinien
JUSTINE MERIEAU - ECRIVAIN
Bienvenue aux amoureux de la littérature !
Qui êtes-vous ?
- Justine Mérieau
- Saint-Joseph, 97480, Réunion
- Ecrivain nantais, je suis romancière et nouvelliste. Je demeure à La Réunion depuis 1987.
