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dimanche 23 mars 2008

Point de vue d'un arabe, professeur de sociologie, sur le conflit Israëlo-Palestinien

NOTRE ENNEMI PRINCIPAL

Par Sami Alrabaa, professeur de sociologie, vivant en Allemagne et commentateur des affaires arabes.

Jerusalem Report daté du 18 mars 2008

Traduit par Albert Soued, www.chez.com/soued/conf.htm pour www.nuitdorient.com

Nous autres Arabes, du moins nos régimes et nos médias, saisissons toute occasion pour dépeindre Israël comme le pire Mal au Moyen Orient. Un exemple récent, en janvier dernier, nous avons condamné Israël lorsque les Gazaouis ont fui en Egypte le blocus qui leur était infligé. Personne n'a mentionné les raisons du blocus.

Pendant plus d'1/2 siècle, les Arabes ont décrit Israël comme leur ennemi principal, une "force impérialiste", soutenue par les Américains, qui, en permanence, inflige aux Palestiniens "un génocide, la famine et les violations des droits de l'homme". Mais soyons sérieux, alors que nous déplorons l'existence de cet Etat, nous, les régimes arabes, nous sommes au fond très content qu'Israël existe. Nous avons un coupable à blâmer de la misère et de la confusion de nos peuples. Si Israël n'existait pas, nous serions dans l'obligation d'inventer un autre ennemi à accabler, par exemple, en demandant la restitution de terres arabes à la Turquie (Province d'Iskanderoun) ou à l'Iran (province de l'Arabstan).

Israël a cessé d'occuper Gaza et le Liban-Sud. Et pourtant, pour le Hamas et le Hezbollah, ce n'est pas assez! L'Egypte a récupéré jusqu'au dernier m2 toute sa terre, mais elle continue, à travers ses médias et ses porte-parole à tenir un discours hostile et provocateur à l'égard d'Israël. L'animosité des Arabes est devenue un article de foi, une forme de "religion": Israël est un mal inacceptable et les Arabes en sont les victimes. Cela dépasse la logique, la nécessité d'une realpolitik et toute preuve tangible. Des cinglés comme moi qui croient dans la coexistence font l'objet de la fureur des médias arabes et sont menacés de "la colère divine".

Les médias arabes ont concocté toutes sortes de théories de conspiration. Israël n'occupe pas seulement une terre arabe et n'affame pas seulement les Palestiniens, il provoque toute sorte d'animosité entre les Arabes. Dans l'hebdomadaire du Caire Al Ahram (les Pyramides), Hassan Nafaa écrit le 26/01/08: "En persistant dans sa détermination à créer la zizanie entre les Arabes, Israël a été à l'origine des dissensions entre le Fatah et le Hamas. Il n'a pas ménagé ses efforts pour inciter l'Autorité Palestinienne à reprendre Gaza et éliminer le Hamas et le Jihad Islamique de la Cisjordanie… Tel Aviv n'a jamais été sérieux à propos d'une solution pacifique du conflit et reste ferme dans son double objectif de garder la terre et de diviser les Arabes"

Combien de fois Tel Aviv n'a-t-il pas demandé au régime Baa'thiste de Syrie de revenir à la table des négociations? Les Syriens ont à chaque fois refusé l'offre et ont insisté pour la récupération du plateau du Golan – "après on verra" disent-ils. Même si la Syrie récupère le Golan, le régime Baa'thiste de Damas restera provocant, soutenant les milices telles que le Hezbollah ou le Hamas.

Dans le même numéro d'Al Ahram, on trouve les résultats d'un sondage mené par "le Centre de recherche al Moustaqbal" de Gaza d'après lesquels le Hamas reste toujours populaire parmi les Palestiniens, alors que son rival le Fatah est en déclin, notamment en Cisjordanie. Essam Adwan, professeur de science politique à l'Université d'al Aqsa à Gaza n'est pas surpris disant "Bien que le niveau de vie des Gazaouis ait sérieusement chuté sous le gouvernement du Hamas, de larges secteurs de l'opinion palestinienne continuent de soutenir le Hamas, simplement parce qu'il est en guerre contre Israël!"

Cela n'est pas surprenant. Qui ose dire ouvertement qu'il s'oppose au Hamas ? Il serait abattu sur le champ.

En fait le Hamas et tous les régimes arabes ont pris en otage leur population. Personne n'ose plus s'opposer à ces régimes autoritaires, risquant d'être traité de traître, emprisonné ou tué. Les régimes autoritaires ont besoin d'un ennemi extérieur. Les périls extérieurs, réels ou fictifs, garantissent le soutien de la population. Hitler et d'autres dictateurs ont procédé de la même manière et les despotes arabes continuent le processus. Jusqu'à leur chute. En attendant que la démocratie et la liberté de parole soient introduites dans les pays arabes, que des partis d'opposition soient autorisés à s'exprimer, que le discours agressif et venimeux soit éliminé des écoles et des médias, la flamme de la haine continuera à flamber et les forces radicales continueront à l'animer.

Lorsque vous parlez aux gens en privé, ils vous disent qu'ils sont fatigués et malades de leurs régimes. Ils veulent la paix avec Israël. Si des consultations libres et transparentes étaient tenues, la majorité voterait pour une complète coexistence avec Israël. Et parmi eux à Gaza, on pourrait trouver peut-être Ali, Nidal, Tawfiq et Moufid (qui ont refusé de donner leur nom de peur de représailles), qui ont dit à un journaliste allemand que ceux qui ont défoncé la frontière avec l'Egypte essayaient de fuir le Hamas, la vie sous sa férule étant devenue insupportable.

samedi 15 mars 2008

Pour essayer d'être objectif sur le conflit Israélo-Palestinien, il faut aussi s'intéresser à la version israélienne... En voici une...

RAPPEL AUX NON-JUIFS
SOUTENIR ISRAËL, C’EST AUSSI DEFENDRE CERTAINES VALEURS FONDAMENTALES

Par Francine Girond pour Guysen International News

Jeudi 13 mars 2008

Lorsque des victimes civiles sont massacrées par des terroristes, c’est toute l’humanité qui est mise en péril.
Quand ces victimes sont des enfants, délibérément désignés avec préméditation, c’est le sens même de la vie qui échappe à cette humanité.
Il serait simplement humain d’attendre une seule et unique réaction spontanée: la condamnation sans aucune condition, sans aucune nuance.

Or, s’il s’agit d’Israël, et d’enfants israéliens, une sorte de tabou refait toujours surface. Rares, dans les milieux non-Juifs, sont ceux qui condamnent cet acte barbare sans, au mieux, « comprendre » ce qui a poussé l’assassin ; au pire, le justifier.

Le soutien à Israël revêt quelque chose de suspect et sa critique systématique va forcément de soi, y compris dans les milieux intellectuels, enseignants, littéraires et bien formés. Et s’il arrive de vouloir entamer une discussion, deux attitudes, somme toute assez violentes, s’imposent : le déni de la réalité historique et l’accusation de partialité.
Alors qu’il ne serait pas interdit d’échanger sereinement des points de vues divergents sur la politique étrangère de n’importe quel pays, avec les mêmes principes de départ.

Par exemple, que ne faut-il pas aller rechercher sur internet le texte de l’ONU de novembre 1947 pour prouver qu’à l’origine, c’est bien la création d’un état « juif » qui a été votée à la majorité… et ce n’est pas suffisant parce qu’il est alors rétorqué qu’il faudrait s’insurger contre ce qui ressemble alors à une théocratie, puisque certains peuples comme les Druzes ne peuvent pas en substance se reconnaître dans cette définition. Alors, il faut expliquer qu’il existe un parti arabe, des Arabes élus démocratiquement à la Knesset, selon la spécificité de cet Etat.

Que cela plaise ou non, la création de l’Etat juif d’Israël a légalement été votée, et soutenir l’existence de cet état, c’est défendre les valeurs de la démocratie et de la liberté d’opinion.

Mais la critique persiste : un intellectuel européen, universitaire de premier plan, m’objectait récemment qu’il fallait être plus exigent avec Israël parce que, justement, ce pays était supposé se conformer aux règles de la démocratie alors que les dictatures islamistes voisines étaient dirigées selon des principes contraires à la civilisation.
Si cette remarque est très juste, et elle le serait aussi pour nombre de pays européens, il n’en reste pas moins qu’elle n’est pas alléguée au bon moment. Ne serait-il pas tout aussi juste de hiérarchiser les priorités ? de commencer par lutter contre les violations des droits humains les plus meurtriers ?
Soutenir Israël, c’est défendre aussi les valeurs des droits de l’homme, et des droits de la femme. Et l’argument suprême s’exprime : les Palestiniens de Gaza souffrent et crèvent… comment faire comprendre que, pour améliorer le sort des Palestinien, pour les sauver, on a vraiment intérêt à soutenir Israël ?

Peut-être en posant quelques questions : selon le rapport publié le 6 mars dernier par différentes organisation humanitaires, le peuple palestinien de Gaza, dont la majorité des familles gagne moins de 1,2 dollars par jour, connaît la pire des situations depuis 1967.

Par ailleurs, Indy Khoury, la représentante en France de l’Autorité palestinienne ne cesse de conclure tragiquement qu’un blocus israélien empêche, entre autres, l’arrivage de nourriture dans cette zone. Alors, s’il est impossible de faire parvenir des vivres à Gaza et si les Gazaouis sont trop pauvres, comment se fait-il que, dans Gaza, les membres du Hamas, eux, soient bien portants et bien nourris, qu’ils puissent trouver de l’argent pour acheter des armes, ou du matériel explosif, et les introduire dans ce territoire ?
Il est peut-être trop difficile de répondre objectivement à ces questions, parce que, au fond, elles révèlent une violence intellectuelle trop pénible à intégrer lorsque l’on est sincèrement persuadé du bien-fondé de la forme de son empathie avec « les Palestiniens », dans une globalité extrêmement artificielle. Parce qu’elles remettent en cause toute une formation culturelle sur ce que devraient être les principes du bien – illustré par ceux qui ont l’apparence de la faiblesse et le monopole de la victimisation-, et du mal – incarné par ceux dont un postulat de départ leur a attribué la force par excellence, la force militaire visible ou encore éventuellement le soutien des Etats Unis.

Il faudra bien cependant qu’il ne soit plus insupportable de les entendre.

Et puis il faudra bien admettre, enfin, que, pour les Israéliens, précieuse est la vie d’un seul enfant, qu’il soit d’Israël ou de Palestine

JUSTINE MERIEAU - ECRIVAIN

Blog destiné à faire connaître mes livres, romans et nouvelles. J'y présente des extraits de ceux-ci, avec également quelques inédits. Mais on y trouvera aussi mes humeurs littéraires du moment...
Bienvenue aux amoureux de la littérature !

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Ecrivain nantais, je suis romancière et nouvelliste. Je demeure à La Réunion depuis 1987.